Pour un groupe d’enseignement supérieur, nous sommes intervenus sur l’intégration de l’IA à sa plateforme d’offres d’alternance, réservée à ses étudiants. L’analyse automatique des CV a réduit de 80 % le temps de saisie manuelle, surtout pour les équipes du groupe.
Cas d’usage de l’IA en entreprise : partir d’une tâche
Dans certains processus, une personne lit un document, puis en recopie le contenu dans un logiciel. Un CV, une facture, un bon de commande. Ce sont les premières tâches à regarder.
Pour les trouver chez vous, cherchez ce qu’une personne refait à la main, plusieurs fois par jour ou par semaine. Par exemple :
- La lecture d’un document, image ou PDF, et l’extraction des informations à saisir.
- La réponse à une question, à partir de vos documents.
- La transmission d’une information saisie une fois à tous les logiciels où elle sert.
- L’envoi des alertes et des relances à la bonne date.
Toutes ces tâches peuvent s’automatiser. L’IA n’est nécessaire que pour une partie d’entre elles.
Utiliser l’IA en entreprise : quand une règle suffit
Tant que l’information arrive sous la même forme, une règle écrite dans le logiciel suffit à la traiter.
L’IA devient utile quand cette forme change d’un document à l’autre : une image, un texte libre, une mise en page que personne n’a prévue.
Le logiciel transmet alors le document à un modèle d’IA, avec des consignes. Le modèle en extrait les informations dans un format que vous avez validé. Le logiciel vérifie que les informations respectent ce format avant de les enregistrer. Là où une erreur coûte cher, une personne les relit avant l’enregistrement.
À notre avis, c’est la bonne façon de commencer : une règle partout où elle suffit, l’IA à l’étape où elle ne suffit plus, et une vérification automatisée après chaque réponse du modèle.
Automatisation IA en entreprise : n8n, Make, Zapier ou un logiciel sur mesure
Des outils comme n8n, Make ou Zapier relient des logiciels existants, étape par étape, sans écrire de code. Pour un enchaînement simple entre des logiciels qui proposent déjà ces connexions, ils suffisent.
Un logiciel sur mesure devient nécessaire quand le processus applique vos règles métier, quand plusieurs personnes y interviennent avec des droits différents, ou quand l’information doit être vérifiée avant d’entrer dans vos systèmes. Il prend alors la forme d’une application métier, dans laquelle l’IA prend en charge une tâche.
Ce logiciel peut-il être construit par un outil d’IA, sans que personne relise le code ? Tout dépend de ce qui arrive si l’application tombe en panne, si elle produit des résultats faux, ou si ses données fuient.
Exemple d’intelligence artificielle en entreprise : la lecture des CV
Sur la plateforme d’un groupe d’enseignement supérieur, l’IA lit l’image du CV et en extrait le profil de l’étudiant, dans un format validé avec les équipes du groupe.
Les risques de l’IA en entreprise : dépendre du fournisseur du modèle
Des offres vous promettent « votre propre IA ». Entraîner un modèle coûte pourtant des dizaines de millions de dollars : sauf si l’on vous remet le modèle lui-même, ce qu’on vend sous ce nom repose sur le modèle d’un fournisseur. Nous ne vendons donc pas « votre propre IA » : nous relions votre logiciel au modèle d’une entreprise qui développe des IA (Claude d’Anthropic, ChatGPT d’OpenAI, Gemini de Google, Mistral, ou des modèles chinois comme Kimi et GLM).
Le modèle d’IA ne vous appartient pas : son éditeur décide de son prix, de ses conditions et de sa durée de vie. Dépendre d’un fournisseur n’a rien d’anormal. Le risque, c’est de l’ignorer.
Une dépendance se gère quand elle est connue, écrite et préparée avant que le fournisseur ne change quelque chose. Le modèle nommé par écrit, un second modèle testé et la dépense suivie chaque mois en font partie. Les cinq mesures qui préparent ce changement sont détaillées dans notre article sur « votre propre IA ».
Si un prestataire vous propose une intégration d’IA, demandez-lui le nom du modèle par écrit, et les documents qui le prouvent : le contrat, la liste des sous-traitants, les factures du fournisseur.
IA et données personnelles : attention au RGPD
Quand le modèle est hébergé par son éditeur, le logiciel transmet les documents à traiter à cet éditeur. Si ces documents contiennent des données personnelles, le RGPD (article 28) interdit au prestataire de faire appel au fournisseur du modèle sans votre autorisation écrite préalable. Vous savez donc par écrit à qui le logiciel confie vos données.
Quand un salarié colle le même document dans un assistant d’IA que l’entreprise n’a pas choisi, c’est une forme de shadow IT.
Vous pouvez aussi choisir un modèle ouvert, dont l’éditeur publie le fichier, installé sur un serveur loué en France. Une série de questions types, dont la bonne réponse est connue, permet alors de savoir s’il fait aussi bien qu’un grand modèle commercial sur vos cas.
DEVEDANOS : intégrer l’IA à votre logiciel, pour un budget mensuel fixe
Dans votre application sur mesure, nous confions à un modèle d’IA une tâche précise de votre métier, comme la lecture des CV.
Nous développons votre logiciel sur mesure, utilisable en un mois, pour un budget mensuel fixe, et l’ajustons en continu à l’évolution de votre activité. Le budget se construit avec vous, à partir de vos chiffres et de vos objectifs : nous fixons ensemble le montant et le problème que votre application doit résoudre. Ce budget couvre le développement. L’usage du modèle d’IA est une dépense distincte, qui dépend du volume traité. Nous la suivons chaque mois.
Les utilisateurs de votre application s’en servent dès le premier mois de développement, et c’est leur usage qui définit la ou les fonctionnalités suivantes. Chaque fonctionnalité part en production dès que sa recette est faite et que vous approuvez sa mise en ligne. Nous mesurons le gain avec vous : le temps passé sur une tâche avant, puis après. Ce relevé sert à choisir la prochaine étape à traiter.
Et pour que ce qui fonctionnait hier fonctionne encore demain, nous appliquons une garantie zéro régression : chaque régression est corrigée et couverte par un test automatisé, pour qu’elle ne revienne pas, et sans surcoût.
Le code source, l’infrastructure, le pipeline de déploiement et la documentation sont votre propriété intellectuelle dès le règlement de la première mensualité. Période d’essai jusqu’à 15 jours ouvrés sur le premier mois : aucune facture si vous ne voulez pas des livrables.
Notre page sur l’automatisation des processus métiers avec l’IA détaille ce que nous automatisons, et comment.
Pour aller plus loin
Notre guide reprend les questions à poser avant de signer un devis pour le développement de votre outil sur mesure.
Vous recopiez vos factures ou vos bons de commande dans un fichier Excel ? Vous pouvez transformer ce fichier Excel en application web, où l’IA peut lire ces documents à votre place.
Quelle tâche refaites-vous à la main aujourd’hui ? On en parle ?
Sources
- Règlement (UE) 2016/679 (RGPD), article 28 (le sous-traitant ne recrute pas un autre sous-traitant sans l’autorisation écrite préalable du responsable du traitement), EUR-Lex.